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Faut-il revenir sur les émergents ?

Updated: Feb 16



L’année 2021 aura été marquée par une excellente performance boursière pour les actions des marchés développés, USA, Europe et Japon. A l’inverse, la performance globale des pays émergents a fortement déçu pour une multitude de raisons : ralentissement de la croissance, hausse de l’inflation, durcissement de la politique monétaire. Néanmoins de fortes disparités boursières sont apparus en fonction des pays. Ainsi, les producteurs de matières premières comme ceux d’Arabie saoudite, d’Afrique du Sud et de Russie ont tiré leur épingle du jeu. Les économies dont la croissance est restée robuste passé le rebond post-Covid, comme Taïwan et l’Inde, ont également signé de bonnes performances. Par contre en Chine, la rigueur financière et les réformes structurelles ont fait chuter la bourse de Shangaï avec des corrections de 50% pour des titres comme Alibaba, Tencent ou Didi. Enfin, le Brésil, le Chili, le Pérou et la Turquie ont connu des évolutions politiques défavorables et économiques décevantes, dont une nette dépréciation de leur monnaie.


L’année 2022 devrait être une année plus complexe pour les investisseurs avec la remontée de l’inflation et des taux directeurs de la FED et la BCE à l’exception de la Chine qui a abaissé pour la seconde fois en deux mois ses taux pour soutenir son économie. Dans ce contexte mondial incertain, les marchés émergents pourraient tirer leur épingle du jeu car certaines tendances positives sont toujours présentes comme le développement long terme de la classe moyenne. Les dernières prévisions par le FMI ont d’ailleurs été légèrement revues à la hausse par rapport à juillet 2021 en raison d’une demande intérieure plus soutenue. En outre, après la contreperformance de 2021, les valorisations sont redevenues très attractives avec un PER estime de 12 x en ligne avec la moyenne historique long terme contre 16 x pour l’Europe et 22 x pour les USA . De même la décote en Price to Book des émergents contre les pays développés a atteint un plus haut historique de 40%.


En conclusion, les niveaux actuels nous paraissent offrir un point d’entrée attractif dans le cadre d’une diversification de son allocation à moyen terme.




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