Le reflux du pétrole et la prudence de la Fed
- sinfonisite
- il y a 14 heures
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Le contre-choc pétrolier soulage les marchés
L'annonce d'un protocole d'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, dont la signature s'est tenue symboliquement au château de Versailles, a provoqué une onde de soulagement sur les places boursières mondiales. La perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz a entraîné une chute des cours du pétrole, le baril de Brent reculant de 7,7% sur la semaine pour s'établir autour des 80 dollars. Cette détente énergétique dissipe une grande partie des craintes inflationnistes qui pesaient sur l'économie depuis le début du conflit. Libérés de cette pression, les investisseurs ont retrouvé de l'appétit pour le risque, permettant aux principaux indices de s'inscrire en hausse. Le CAC 40 clôture ainsi la semaine sur une progression de 0,8%, tandis que le Nasdaq Composite s'envole de 2,4%, porté par l'espoir d'un environnement plus favorable à la croissance.
La Fed maintient le cap sous l'ère Kevin Warsh
Malgré la détente du secteur énergétique, la Réserve fédérale américaine a fait le choix de la prudence. Pour sa première réunion à la tête de l'institution, le nouveau président Kevin Warsh a maintenu les taux directeurs inchangés, entre 3,50% et 3,75%. Adoptant un ton ferme face à l'inflation, il a rappelé que la stabilité des prix restait sa priorité absolue, douchant les espoirs d'une baisse imminente du coût du crédit. Ce positionnement restrictif s'inscrit dans une semaine contrastée pour les banques centrales mondiales. En effet, la Banque d'Angleterre a elle aussi opté pour un statu quo sur ses taux afin de préserver la croissance, alors que la Banque du Japon a quant à elle durci sa politique en hissant ses taux à leur plus haut niveau depuis 1995. Les investisseurs devront composer avec ces trajectoires divergentes tout au long de l'été.
L'automobile allemande percutée par la Chine
Sur le front des entreprises, le secteur automobile a été secoué par un avertissement sur résultats particulièrement sévère de BMW. Le constructeur a été contraint de diviser par deux son objectif de marge annuelle, désormais attendue entre 1% et 3%. Cette révision drastique s'explique principalement par l'effondrement des ventes en Chine, où les constructeurs européens subissent de plein fouet une concurrence locale de plus en plus féroce et subventionnée. Sanctionnée en Bourse, l'action BMW a chuté de plus de 8% sur la semaine (et presque de 40% depuis le début de l'année), entraînant dans son sillage d'autres géants comme Volkswagen, Mercedes et Renault. Cette alerte met en lumière l'urgence pour l'industrie automobile et le gouvernement du chancelier allemand Friedrich Merz de trouver une parade efficace face à l'offensive commerciale chinoise.
Chiffres de la semaine
Lundi
Taux préférentiel de prêt de la PBoC (Chine).
Mardi
Indices PMI manufacturier et des services (France, Zone Euro et États-Unis).
Mercredi
Indice IFO du climat des affaires (Allemagne) et Stocks de pétrole brut (États-Unis).
Jeudi
Indice des prix PCE core, PIB trimestriel et inscriptions hebdomadaires au chômage (États-Unis).
Vendredi
Demandeurs d'emploi (France) et Indice de confiance des consommateurs du Michigan (États-Unis).

* 1 bp = 0,01% et 1 pip = 0,0001 USD
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