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Nvidia chute en bourse

  • sinfonisite
  • 2 mars
  • 3 min de lecture

Nvidia chute en bourse


Le concepteur de processeurs graphiques a une nouvelle fois dépassé les attentes avec un chiffre d’affaires record de 68 Mds$ au cours du 4ème trimestre 2025, en progression de 73% sur un an. Malgré une concurrence accrue dans le domaine des semi-conducteurs avec la montée en puissance d’acteurs comme AMD et Intel, Nvidia préserve une marge brute élevée de 75%. Le PDG Jensen Huang a livré de solides perspectives, anticipant une hausse des revenus. Nvidia bénéficie notamment d’un carnet de commandes robuste, porté par les investissements conséquents des hyperscalers américains (Alphabet, Amazon, Microsoft), qui achètent massivement des puces électroniques pour faire tourner leurs modèles d’IA. Cependant, le titre cède 7% à Wall Street, illustrant désormais des attentes extrêmement élevées. Les investisseurs s’inquiètent notamment de la concentration des revenus, qui repose sur quelques clients majeurs. Si les retours sur investissement liés à l’IA tardaient à se concrétiser chez ces grands acteurs, ceux-ci pourraient ajuster leurs dépenses et réduire leurs commandes de puces et ainsi peser mécaniquement sur la croissance future du groupe.


Le CAC 40 au plus haut


Le CAC 40 a inscrit un nouveau record en clôturant à 8 580 points, affichant une progression d’environ 6% depuis le début de l’année et surperformant les indices américains. Cette dynamique s’explique en partie par sa faible exposition aux grandes valeurs technologiques et à l’IA, alors que les investisseurs redoutent une bulle sur la tech américaine. L'indice parisien profite toutefois indirectement de la révolution numérique via ses géants de l'énergie et des infrastructures, indispensables à l'alimentation des data centers : Air Liquide et Engie progressent respectivement de 11% et 30% depuis le début de l’année. De leur côté, les équipementiers Schneider Electric et Legrand bondissent de 20 %, portés par des carnets de commandes records liés à la demande électrique de l'IA. Ce dynamisme est renforcé par des valorisations attractives et un climat commercial international apaisé, marqué par le rejet de nouveaux droits de douane, renforçant l’appétit pour les actifs français.


Détente des rendements obligataires européens


Les taux longs allemands et français à 10 ans se sont détendus respectivement de 20 et 35 points de base depuis le début de l’année. Ce phénomène s’explique par une désinflation plus rapide que prévu. Les prix à la consommation ont atteint 1,7% en janvier sur l’ensemble de la zone euro, en dessous de la l'objectif de la BCE. À cela, s’ajoute une faible croissance économique et l’afflux de produits chinois à bas prix en Europe. Cette combinaison de facteurs renforce les anticipations d’une future baisse des taux directeurs d’ici la fin de l’année. Le mois de février 2026 a également été marqué par un regain d’incertitude, profitant mécaniquement aux obligations souveraines, considérées comme des valeurs refuges. L'accentuation des tensions entre les États-Unis et l'Iran a ravivé une prime de risque et les craintes liées au secteur de l’IA et de la tech ont engendré un report de liquidités vers le marché obligataire.

Chiffres de la semaine


Lundi

Ventes au détail Allemagne, indice des directeurs d’achat manufacturier, Allemagne, États-Unis et zone euro Mardi

Indice des prix à la consommation zone euro Mercredi

Indice des directeurs d’achat services Allemagne, États-Unis, zone euro et créations d’emplois non agricoles États-Unis Allemagne

Jeudi

Compte-rendu des minutes de la BCE et ventes au détail zone euro

Vendredi

Ventes au détail, taux de chômage, salaire horaire moyen États-Unis et PIB zone euro



*Les valeurs indiquées dans le tableau ci-dessus s'arrêtent à vendredi soir et ne prennent pas en compte les conséquences des évènements géopolitiques de ce week-end.

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