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Bilan 2025 et perspectives 2026 : Stop ou Encore ?

  • sinfonisite
  • 20 janv.
  • 7 min de lecture




Bilan 2025 : Une résilience mondiale face aux divergences régionales


L'année 2025 déjoue les pronostics les plus pessimistes en affichant une bonne solidité économique. Alors que les craintes de récession et les tensions géopolitiques marquaient le début de l'année, l'économie mondiale a finalement fait preuve de résilience. Le Fonds Monétaire International a d'ailleurs revu ses prévisions à la hausse, tablant désormais sur une expansion mondiale de 3,2 % sur l’année, soutenue par un rebond de l'activité et une dynamique commerciale qui perdure. Cette performance globale masque toutefois des trajectoires divergentes selon les régions, redessinant la carte des opportunités d'investissement pour les années à venir.



États-Unis :


Outre-Atlantique, l'économie américaine a confirmé son statut de locomotive mondiale, soutenue par une consommation des ménages solide. Le scénario de récession a laissé place à un atterrissage en douceur, validant la stratégie de la Réserve fédérale. Portée par l'essor de l'intelligence artificielle et des gains de productivité associés, la croissance du PIB a surpris à la hausse au troisième trimestre, s'établissant à 4,3 %.


Cette dynamique s'est traduite par une bonne performance des marchés actions : le Nasdaq composite progresse de 20,9 %* et le S&P 500 de 17,4 %* sur l’année en devise locale. Les niveaux de valorisation sont historiquement élevés mais sont justifiés par une croissance réelle des bénéfices des entreprises technologiques.


L'année a également été marquée par une séquence politique intense avec le retour d'un agenda protectionniste, qualifié de « Liberation Day ». La mise en place ou le renforcement de tarifs douaniers a constitué un axe central de la politique économique, visant à protéger l'industrie locale mais ravivant par la même occasion certaines pressions inflationnistes. Si l'inflation reste un point de vigilance à 2,7 % en novembre (dernier chiffre disponible), elle demeure suffisamment maîtrisée pour permettre à la Réserve Fédérale d'ajuster ses taux à la baisse.


Sur le front des devises, le dollar a connu un mouvement de dépréciation en 2025, pénalisé par les baisses de taux de la Fed et les incertitudes liées au déficit budgétaire. Ce mouvement a joué un rôle d'amortisseur pour l'économie mondiale, en desserrant l'étau financier qui pesait sur les autres économies. En parallèle, les investisseurs internationaux en ont souffert, notamment en Europe, où le dollar a perdu près de 13 % face à l’euro en 2025, impactant négativement la performance des investissements.



Europe :


La Zone Euro a entamé en 2025 un virage décisif, marquant une rupture avec la stagnation des années précédentes. L'événement majeur de l'année reste la nouvelle trajectoire budgétaire allemande : face à la nécessité de moderniser son économie, la première puissance européenne a annoncé le déblocage d’un plan historique de 500 milliards d'euros pour les infrastructures et la défense, agissant comme un moteur pour l'ensemble de la zone euro. Cette impulsion budgétaire, couplée à la volonté d'autonomie stratégique, a favorisé les secteurs industriels et technologiques.


Sur le front des prix, la victoire contre l'inflation semble acquise avec un indice des prix à la consommation qui a atterri à 2,0 % en décembre, une tendance qui a permis à la Banque Centrale Européenne d'assouplir sa politique monétaire en abaissant son taux de dépôt à 2,0 % dès le mois de juin. Ce contexte de taux plus cléments et de relance budgétaire offre des perspectives rassurantes pour la reprise de la consommation et de l'investissement en Europe, tout en profitant aux marchés actions avec un Euro Stoxx 50 qui s’apprécie de 21,2 %* sur l’année.



Asie et Marchés Émergents :


La dynamique en Asie a été caractérisée en 2025 par une forte divergence entre les deux géants de la zone. La Chine a traversé une année charnière, tentant de stabiliser une croissance ralentie. Elle a multiplié les mesures de soutien monétaire et budgétaire pour contrer la crise immobilière et la faiblesse de la consommation intérieure. Les autorités ont privilégié le soutien aux nouvelles forces productives et à la technologie pour tenter de compenser l'essoufflement de l'ancien modèle de croissance.


Le Japon, à l'inverse, confirme son retour à la normale. Le cycle de déflation semble terminé, les prix et les salaires augmentent en créant une dynamique positive. La Banque du Japon accompagne ce mouvement en remontant ses taux prudemment pour ne pas freiner la croissance, une configuration qui a soutenu les actions nippones.


Enfin, les marchés émergents ont globalement tiré profit de l'environnement de 2025. La dépréciation du dollar américain et la baisse des taux aux États-Unis ont offert une bouffée d'oxygène à ces économies, leur permettant de se financer à moindre coût. Toutefois, une fracture se dessine avec d'un côté les pays dotés de secteurs technologiques forts, comme les exportateurs de semi-conducteurs, qui profitent de la demande mondiale liée à l'IA et de la baisse du dollar, et de l'autre, les économies purement exportatrices de biens traditionnels qui font face à des vents contraires.




A l’aube de cette nouvelle année, le moment est venu d'examiner les facteurs et les événements qui pourraient avoir un impact sur les marchés financiers, au cours des prochains mois. Quelles classes d’actifs privilégier ? Quelles tendances sont susceptibles de délivrer des performances en 2026 ?



Perspectives 2026 : Diversification géographique à privilégier


L’environnement économique mondial reste favorable, avec une croissance du PIB stable, l’augmentation des investissements des entreprises, les anticipations de réduction des taux directeurs et la baisse des prix de l’énergie.


Cependant, compte tenu des niveaux de valorisation élevés des sociétés technologiques US ainsi que des attentes du marché, il nous semble opportun de diversifier son allocation sur le plan géographique et sectoriel.



États-Unis :


L’évolution des bourses américaines sera majoritairement pilotée par deux éléments :


  • Politique monétaire de la FED : Après avoir réduit ses taux à trois reprises en 2025 pour soutenir le marché de l’emploi, la FED devrait marquer le pas et procéder à une seule détente monétaire en 2026. Le mandat de Jerome Powell à la tête de la FED arrivera néanmoins à échéance en mai 2026 et pourrait ainsi constituer un tournant majeur. Kevin Hassett, conseiller économique de Donald Trump est actuellement le candidat favori et accélérera probablement les baisses de taux, offrant ainsi un soutien aux marchés boursiers.


  • Croissance des bénéfices : L’IA restera un moteur d’investissement majeur. Les résultats des géants de la tech US seront décisifs, dans un contexte où les dépenses et les retours sur investissement dans l’IA alimentent les débats. Il conviendra notamment d’être particulièrement vigilant sur le potentiel risque de baisse des marges de certaines entreprises technologiques, dont le modèle de croissance est désormais plus intense en capital.



Europe :


En dépit d’un contexte géopolitique et économique peu favorable avec la mise en place des tarifs douaniers, les indices boursiers européens ont fait preuve de résilience en 2025 et devraient désormais bénéficier de perspectives plus avantageuses. 


  • Valorisations attractives : Les marchés boursiers européens restent relativement bon marché, notamment les petites et moyennes capitalisations. De plus, les prévisions de croissance des bénéfices des entreprises ont été rehaussées en raison d’une base de comparaison favorable et d’une reprise dans certains secteurs. L’amélioration des perspectives économiques en Chine, premier partenaire commercial de la zone euro, devrait soutenir les entreprises du vieux continent.


  • Souveraineté : La thématique de la souveraineté continuera d’alimenter la progression des bourses. Les États ont considérablement multiplié les dépenses afin de réduire leur dépendance et augmenter leur autonomie dans des secteurs stratégiques (défense, cybersécurité, numérique, énergie). Le plan de relance allemand constituera un véritable vecteur de performance pour l’ensemble de la zone.


  • Politique monétaire de la BCE : La BCE a récemment maintenu pour la 4ème fois consécutive son taux de dépôt à 2 %. Néanmoins, certains facteurs pourraient prochainement exercer une pression à la baisse sur les prix et ainsi inciter la BCE à réduire ses taux. La hausse de l’euro tend à diminuer le coût des importations et à pénaliser la compétitivité des entreprises européennes. L’afflux massif de produits chinois des US vers l’Europe est déflationniste. Une politique monétaire plus accommodante de la BCE profiterait aux marchés actions. 


Il conviendra également d’être attentif à l’évolution des rendements obligataires. Afin de financer leurs dépenses en souveraineté, les États émettront davantage d’obligations et alimenteront un excès d’offre, que le marché pourrait avoir du mal à absorber.



Émergents :


L’environnement économique dans les pays émergents restera globalement porteur, avec une baisse des incertitudes politiques et un nouvel assouplissement monétaire mondial. La politique plus accommodante de la FED devrait permettre une poursuite des transferts de capitaux des États-Unis vers cette zone. En matière de valorisation, la décote des actions émergentes atteint 25 % par rapport à celle des pays développés.



Notre allocation

 



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*Performances avec dividendes nets réinvestis.

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