L'énergie rallume l'inflation
- sinfonisite
- il y a 5 jours
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Tension persistante sur les taux et l'inflation
Les espoirs d’un assouplissement monétaire rapide s'éloignent pour les investisseurs. Porté par le blocage persistant du détroit d’Ormuz et l'enlisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le prix du baril de Brent accélère encore ce lundi matin pour s'établir aux alentours des 111 dollars. Cette flambée de l’énergie alimente directement les craintes de stagflation et se répercute sur la trajectoire des prix. Aux États-Unis, l’inflation a accéléré pour s’établir à 3,8% sur un an en avril, son plus haut niveau depuis près de trois ans. Face à cette résilience de l'inflation, le marché obligataire subit de nettes tensions : le rendement de l'OAT française à 10 ans frôle ainsi les 4%, un seuil particulièrement élevé qui reflète l'ajustement des investisseurs face à des banques centrales contraintes à la prudence. Ces actualités pèsent sur les actions européennes, l’Euro Stoxx 50 perd 1,4% sur la semaine tandis que le CAC 40 s’affaiblit de presque 2%.
Wall Street résiste grâce aux infrastrutures de l'IA
Le contraste reste saisissant entre la morosité européenne et la résilience des marchés américains. Malgré la pression sur les taux, Wall Street a enchaîné une nouvelle semaine positive, portée par un optimisme sans faille autour de l'intelligence artificielle. Le moteur de cette performance ne se limite plus aux seuls concepteurs de logiciels, mais s'étend désormais aux fournisseurs d'infrastructures physiques, indispensables au fonctionnement des data centers. Les entreprises qui vendent les composants de cette révolution technologique (refroidissement, puissance de calcul, réseaux) affichent des progressions historiques. Le signal positif de la semaine est venu de la participation du patron de Nvidia, Jensen Huang, à la délégation de Donald Trump en Chine, un geste interprété par les marchés comme un possible apaisement dans les relations technologiques sino-américaines. Le S&P 500 préserve ainsi ses records historiques en prenant 0,1% sur la semaine.
Vallourec, grand bénéficiaire de la quête d'énergie
Dans un contexte de marchés volatils, Vallourec s'impose comme l'une des grandes satisfactions de la cote parisienne. Le spécialiste français des tubes en acier sans soudure s'est envolé de 12,8% sur la semaine à la suite de la publication de résultats trimestriels bien meilleurs que prévu. Porté par la hausse des besoins mondiaux en infrastructures énergétiques et le maintien d'un pétrole cher, le groupe affiche une rentabilité remarquable et une très forte génération de trésorerie. Ce redressement spectaculaire permet à l'entreprise de choyer ses actionnaires grâce à d'importants programmes de rachats d'actions, tout en s'appuyant sur un bilan désormais totalement assaini. Au-delà des perturbations à court terme au Moyen-Orient, la direction anticipe un second semestre très solide, soutenu par de nouveaux contrats dans le pétrole et la géothermie. Le fleuron industriel affiche une santé éclatante et s'adjuge près de 70% de hausse depuis le début de l'année.
Chiffres de la semaine
Lundi
Production industrielle et taux de chômage (Chine).
Mardi
PIB trismestriel (Japon).
Mercredi
Indice des prix à la Consommation annuel (Zone Euro), Stocks de pétrole brut (États-Unis) Publication des résultats de Nvidia.
Jeudi
Indices PMI manufacturier et des services (France, Allemagne et États-Unis), indice manufacturier de la Fed de Philadelphie et inscriptions hebdomadaires au chômage (États-Unis).
Vendredi
PIB trimestriel et indice IFO du climat des affaires (Allemagne).

*Exprimé en devise locale.



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