Rebond boursier et détente sur l'énergie
- sinfonisite
- 3 août
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Détente sur l'énergie, crispation obligataire
La semaine écoulée a été rythmée par la volatilité du marché de l'énergie, au gré du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Les investisseurs ont d'abord craint une escalade militaire suite aux attaques menées sur des bases américaines en Jordanie, faisant planer le risque d'un blocage total du détroit d'Ormuz. Toutefois, l'ouverture in extremis de négociations sous l'égide d'Oman a permis d'amorcer une phase de détente. En conséquence, le baril de Brent a corrigé pour terminer la semaine en baisse de 6,9%, s'établissant à 90 dollars. Le gaz naturel a suivi la tendance en reculant de 7,2%. Cette détente sur les prix de l'énergie n'a cependant pas totalement dissipé les craintes des marchés obligataires, qui restent focalisés sur les risques inflationnistes de long terme. Le rendement de l'OAT française à 10 ans a ainsi progressé pour s'inscrire à 4,00%, imité par le Bund allemand à 3,21%. Outre-Atlantique, le taux de l'emprunt américain à 10 ans s'est également tendu, atteignant 4,74%. L'or, traditionnelle valeur refuge, est resté de son côté quasi stable autour de 4 046 dollars l'once.
La Fed patiente, le cloud rassure
Au-delà de la géopolitique, l'attention des investisseurs s'est portée sur les décisions des banques centrales et les publications des géants technologiques. Sans surprise, la Fed a opté pour le statu quo monétaire, maintenant ses taux inchangés dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%. Son nouveau président, Kevin Warsh, a conservé un ton prudent face à une inflation américaine qui ralentit mais nécessite une surveillance constante. Parallèlement, la saison des résultats a provoqué des secousses autour des valorisations liées à l'intelligence artificielle. Les immenses besoins en capitaux de certains acteurs ont effrayé le marché, à l'image de Meta dont les prévisions de dépenses massives ont été lourdement sanctionnées. À l'inverse, Microsoft et Amazon ont rassuré la place financière grâce à la croissance exceptionnelle de leurs revenus dans le cloud, prouvant que leurs investissements colossaux commencent à porter leurs fruits et à générer de la rentabilité. Malgré la violente correction du marché sud-coréen face à la concurrence chinoise sur les puces, la résilience technologique a soutenu les indices américains : le Nasdaq Composite clôture en hausse hebdomadaire de 1,6%, et le S&P 500 gagne 1,1%.
L'électrification propulse le CAC 40
Dans ce climat mondial encore incertain, la Bourse de Paris affiche une bonne dynamique, s'appuyant sur la solidité de ses fleurons industriels et sur la thématique très porteuse de l'électrification. Schneider Electric s'est imposé comme l'un des grands champions de la semaine, voyant son titre bondir de 10,8% suite au relèvement de ses objectifs financiers pour 2026. Le spécialiste des équipements électriques profite de la demande exponentielle générée par les nouveaux centres de données dédiés à l'IA. Cette dynamique sectorielle a également profité à d'autres poids lourds, comme Bouygues (+7,1%), propulsé par les bonnes performances de sa filiale Equans, ou encore Vinci (+4,7%). Par ailleurs, le secteur bancaire a particulièrement brillé, illustré par Société Générale qui signe une progression de 5,7% grâce à une bonne maîtrise de ses coûts. Enfin, le secteur du luxe affiche des performances contrastées : si Hermès a déçu en Bourse, Kering s'est envolé de près de 17% suite à des marges opérationnelles meilleures qu'attendu. Porté par cette vague de publications solides, le CAC 40 s'adjuge une belle progression de 1,6% sur la semaine, terminant à 8 510 points.
Chiffres de la semaine
Lundi
Indice PMI manufacturier de l'ISM (États-Unis) et PMI manufacturier Caixin (Chine).
Mardi
Rapport JOLTS sur les nouvelles offres d'emploi et Balance commerciale (États-Unis).
Mercredi
Indice PMI non manufacturier de l'ISM, Créations d'emplois ADP et Stocks de pétrole brut (États-Unis).
Jeudi
Inscriptions hebdomadaires au chômage (États-Unis) et Ventes au détail (Zone Euro).
Vendredi
Créations d'emplois non agricoles (NFP) et Taux de chômage (États-Unis).

* 1 bp = 0,01% et 1 pip = 0,0001 USD
** Exprimé en devise locale



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