L'escalade géopolitique pénalise les marchés
- sinfonisite
- il y a 7 jours
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Tensions énergétiques au Moyen-Orient
La reprise des affrontements militaires entre les États-Unis et l'Iran soulève des interrogations sur l'approvisionnement énergétique mondial. Les marchés évaluent les risques de perturbation du trafic maritime dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb. Ce second passage contrôle l'accès à la mer Rouge, une voie par laquelle l'Arabie saoudite fait actuellement transiter 70% de ses exportations énergétiques. Face à ces contraintes logistiques, le baril de Brent affiche une progression de presque 16% sur la semaine pour s'établir à 88 dollars. Le gaz naturel suit également une trajectoire haussière avec une augmentation hebdomadaire de presque 20%. Ces coûts énergétiques plus élevés alimentent les perspectives d'une persistance de l'inflation. Le S&P 500 a reculé de 1,6% sur la semaine, suivi par le Nasdaq Composite en baisse de 2,9%, ces indices subissant une rotation sectorielle défavorable aux valeurs de l'intelligence artificielle. Le CAC 40 a démontré une résilience supérieure en clôturant la semaine sur une variation neutre.
Hausse des taux souverains français
La trajectoire des prix de l'énergie exerce une pression mécanique sur les marchés obligataires. Les investisseurs considèrent que la Banque centrale européenne devra maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps pour contenir l'inflation sous-jacente. Par conséquent, le rendement de l'OAT française à 10 ans s'est tendu de 10 bps cette semaine, atteignant 3,93%. Sur la partie longue de la courbe, le taux d'emprunt de l'État français à trente ans a franchi les 4,7%. La dette souveraine française fait face à une exigence de rémunération accrue en raison d'une dette publique s'élevant à 117,5% du PIB au premier trimestre. L'écart de rendement se creuse, le Bund allemand à 10 ans s'affichant à 3,13% après une variation hebdomadaire de 6 bps. L'écart de rendement exigé pour détenir la dette française par rapport à la référence allemande atteint les 80 bps. Le Trésor a programmé l'émission de 310 milliards d'euros de dette à moyen ou long terme en 2026, exposant les finances publiques à ces nouvelles conditions d'emprunt. Les taux interbancaires se stabilisent également à un niveau élevé, l'Euribor 12 mois progressant de 4 bps pour atteindre 2,87%.
Croissance confirmée pour Publicis
Dans un contexte de marché incertain, le groupe Publicis présente des résultats financiers solides. L'entreprise a dégagé une croissance organique de 4,8% au deuxième trimestre, dépassant le consensus des analystes financiers. Cette performance s'appuie sur la dynamique de la région Amérique du Nord, en progression de 5,4%, couplée aux activités de services marketing. La marge opérationnelle s'élève à 17,5% pour le premier semestre avec un flux de trésorerie net de 950 millions d'euros. En s'appuyant sur cette exécution, Publicis a relevé ses objectifs annuels, visant une croissance comprise entre 4,5% et 5% pour l'exercice 2026. Le bilan commercial se distingue de celui du secteur, le groupe ayant acquis pour 9,3 milliards de dollars de nouveaux contrats sur les dix-huit derniers mois. Pour maintenir cette position concurrentielle, la direction a intégré les entreprises 160over90 et LiveRamp. Le marché a valorisé cette trajectoire avec une hausse de 3% de l'action lors de la séance de jeudi.
Chiffres de la semaine
Lundi
Taux préférentiel de prêt de la PBoC (Chine).
Mardi
Indice ZEW du sentiment économique (Allemagne/Zone Euro) et Variation de l'emploi ADP (États-Unis).
Mercredi
Indice des prix à la consommation IPC (Royaume-Uni) et Stocks de pétrole brut (États-Unis).
Jeudi
Décision de la BCE sur les taux d'intérêt (Zone Euro) et Inscriptions hebdomadaires au chômage (États-Unis).
Vendredi
Indices PMI manufacturier et services (Europe, Royaume-Uni et États-Unis).

* 1 bp = 0,01% et 1 pip = 0,0001 USD
** Exprimé en devise locale



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