top of page

Sinfonews - 1er trimestre 2026 - De Téhéran à Wall Street : Un trimestre sous tensions

  • sinfonisite
  • 17 avr.
  • 4 min de lecture




1.      Environnement Macroéconomique :


Le 1er trimestre 2026 marque une rupture brutale avec l’optimisme de la fin d’année dernière. Alors que l’économie mondiale semblait s’engager vers un atterrissage en douceur, l'escalade des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran a radicalement changé la donne. Le blocage temporaire du détroit d’Ormuz a provoqué un choc énergétique majeur, ravivant les craintes de stagflation (croissance faible et inflation élevée). Si un cessez-le-feu de deux semaines apporte un répit en fin de trimestre, les chaînes d’approvisionnement restent durablement perturbées, forçant les institutions internationales à la prudence face à un équilibre mondial devenu précaire.



États-Unis :

L'économie américaine montre des signes de fatigue avec un PIB décevant à 0,7% au dernier trimestre 2025. L'inflation, que l'on pensait maîtrisée, subit la pression des prix à la pompe qui ont dépassé les 4 dollars le gallon. Ce contexte de transition est marqué par la nomination de Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell en mai 2026. Bien qu’initialement connu pour sa volonté de maintenir des taux d’intérêt élevés afin de lutter contre l’inflation, il semble désormais s’aligner sur la vision de Donald Trump, laissant présager une politique monétaire plus souple malgré un environnement inflationniste complexe.



Europe :

La zone euro fait face à un retournement spectaculaire de l'inflation, qui a bondi à 2,5% en mars. Ce rebond, quasi exclusivement porté par l'énergie (+4,9%), met la BCE dans une position inconfortable : alors que les investisseurs espéraient des baisses de taux, ils parient désormais sur trois hausses en 2026. Parallèlement, le paysage budgétaire évolue : les menaces diplomatiques américaines (Groenland, Venezuela) poussent l'Europe à accélérer ses dépenses militaires pour renforcer sa souveraineté, soutenant certains pans de l'industrie au détriment des déficits publics.



Chine : 

Dans un contexte de guerre commerciale persistante, la Chine subit par ricochet l'instabilité des flux maritimes mondiaux. Si elle tente de maintenir ses parts de marché par des exportations compétitives, la remontée du coût de l'énergie et des matières premières alimente désormais des tensions inflationnistes qui se répercutent jusqu'en Europe. La reprise intérieure reste néanmoins fragile, toujours contrainte par les incertitudes logistiques et un coût de l'énergie pesant sur ses capacités de production industrielle.




2.      Environnement des Marchés


Le 1er trimestre 2026 a été celui de la volatilité et de la rotation sectorielle, mettant fin à la marche triomphale des indices technologiques.



Actions :

Les marchés actions mondiaux ont connu un trimestre difficile, marqué par une correction nette en mars. En trois mois le S&P 500 recule de 4,63% tandis que le Nasdaq Composite décroche de 7,11%. Ce dernier souffre d'un questionnement sur la rentabilité réelle de l'IA et d'une rotation vers des secteurs plus cycliques comme l'énergie. En Europe, le CAC 40 (-4,08%) et l'Euro Stoxx 50 (-3,83%) limitent légèrement mieux la casse grâce à leur exposition aux valeurs de la défense et de l'énergie, malgré un mois de mars éprouvant où l'indice européen a chuté de plus de 9%.

 


Taux :

Sur le marché obligataire, la remontée des rendements a été spectaculaire, reflétant la remontée de l'inflation. En fin de trimestre le 10 ans américain s'établit à 4,32%, mais c'est en Europe que le choc est le plus visible. Les taux longs ont atteint des records sur la décennie : le Bund allemand à 10 ans grimpe à 3,00% et l'OAT française à 3,72%. Le marché intègre désormais un changement de cap de la BCE, passant d'un scénario de baisse des taux à une nécessité de resserrement pour contrer le choc énergétique.

 


Matières Premières et Devises : 

C'est le secteur de l'énergie qui a dicté le tempo du trimestre. Le Brent s'envole de 94,49% pour atteindre 118 $, porté par les risques de blocus total du Golfe persique. Le gaz naturel suit une trajectoire similaire avec une hausse de 77,69%. L'Or, bien qu'ayant subi des prises de bénéfices en mars (-11%), termine le trimestre en hausse de 8,07% à 4 668 $, conservant son rôle de valeur refuge sur le long terme.

Sur le marché des changes, le Dollar a bénéficié d’un mouvement « fly to quality » face aux incertitudes mondiales. L'euro s'est ainsi déprécié de 1,66% face au billet vert, portant le taux EUR/USD à 1,154. Cette force du dollar renchérit mécaniquement le coût des matières premières pour les investisseurs européens, renforçant ainsi la pression inflationniste.



Tableau Indices




Notre allocation

 



Contactez nous pour discuter de vos objectifs. Sinfoni met son expertise à votre disposition pour vous accompagner dans la sélection et la gestion de vos investissements.


Profitez de l'expertise de Sinfoni.




*Performances avec dividendes nets réinvestis.

Cet article est produit à titre d'information uniquement et ne constitue pas : 1. une offre d'achat ni une sollicitation de vente, ni ne doit constituer la base ou être invoqué en relation avec un contrat ou un engagement quel qu'il soit, ou 2. conseil en investissement. Les opinions incluses dans ce document constituent le jugement de Sinfoni au moment spécifié et peuvent être modifiées sans préavis. Sinfoni n'est pas tenue de mettre à jour ou de modifier les informations ou les opinions contenues dans ce document. Les investisseurs doivent consulter leurs propres conseillers juridiques et fiscaux en matière de conseils juridiques, comptables, de domicile et fiscaux avant d'investir dans le ou les instruments financiers afin de déterminer de manière indépendante la convenance et les conséquences d'un investissement dans celui-ci, si cela est autorisé. Veuillez noter que différents types d'investissements, s'ils sont contenus dans cet article, impliquent divers degrés de risque et qu'il ne peut y avoir aucune garantie qu'un investissement spécifique puisse être approprié ou rentable pour le portefeuille d'investissement d'un investisseur. Compte tenu des risques économiques et de marché, rien ne garantit que le ou les instruments financiers atteindront leurs objectifs d'investissement. Les rendements peuvent être influencés, entre autres, par les stratégies ou les objectifs d'investissement du ou des instruments financiers et par les conditions économiques et de marché importantes, y compris les taux d'intérêt, les conditions du marché et les conditions générales du marché. Les différentes stratégies appliquées aux instruments financiers peuvent avoir un effet significatif sur les résultats présentés dans ce document.


Commentaires


bottom of page