top of page

Inde-Europe : le pacte historique

  • sinfonisite
  • 2 févr.
  • 3 min de lecture

Inde-Europe : le pacte historique


Bruxelles et New Delhi ont conclu un accord de libre-échange historique. Les 2 zones, totalisant à elles seules 25% du PIB mondial et 2 milliards d’habitants, visent à réduire leur dépendance à l’égard de la Chine et des États-Unis, dans un contexte géopolitique de plus en plus instable. Les entreprises du Vieux Continent bénéficieront d’un accès renforcé au marché indien, traditionnellement très protecteur. Ce partenariat stratégique prévoit une baisse des droits de douane sur 96,6 % des exportations européennes, offrant ainsi des perspectives majeures pour l'automobile, l'aéronautique et les vins et spiritueux. En retour, Bruxelles lève ses taxes sur la quasi-totalité des marchandises indiennes (produits de la mer, textile, produits chimiques et métaux de base) tout en préservant ses secteurs agricoles sensibles, comme le bœuf ou le riz. L’accord inclut également une alliance sécuritaire renforcée en matière de défense et de cybersécurité, dans un contexte où les enjeux de souveraineté alimentent les débats. Ce texte doit désormais être ratifié par les États membres et le Parlement européen pour entrer en vigueur.


Meta s'envole et Microsoft chute


Meta bondit de 9% à Wall Street sur la semaine. Les résultats de la maison mère de Facebook ont dépassé les attentes, rassurant les investisseurs sur sa capacité à générer du cash grâce à l’IA. Les ventes trimestrielles progressent de 24%, soutenues par la forte croissance des activités de publicité en ligne. L’intégration de l’IA a notamment permis d’optimiser le ciblage et d’augmenter les revenus. Meta prévoit d’accroître ses dépenses d’investissement pour le développement d’une « superintelligence » hautement personnalisée pour ses utilisateurs. À l’inverse, Microsoft cède 7% en bourse, malgré un chiffre d’affaires supérieur aux estimations, en hausse de 17%. La croissance des revenus de sa division cloud, Azure, a légèrement ralenti et les dépenses en capital ont parallèlement augmenté de 66%. Les investissements sont supérieurs aux revenus générés. Le marché a sanctionné le titre, préoccupé par la rentabilité à court terme des infrastructures IA.


LVMH déçoit


LVMH cède 7% en bourse après avoir publié un chiffre d’affaires annuel en baisse de 5%. La croissance organique a été faible, malgré une légère amélioration au quatrième trimestre. La division phare mode et maroquinerie a souffert d’une demande moins dynamique, tandis que les activités de distribution sélective, véritable moteur de croissance, ont été soutenues par Sephora, qui continue de gagner des parts de marché. Le segment montres et joaillerie a bénéficié d’une bonne dynamique en fin d’année grâce aux bijoux de Bvlgari et à la rénovation des boutiques Tiffany.  À l’inverse, les vins et spiritueux ont été pénalisés par la faible demande de cognac aux États-Unis et en Chine. Le free cash-flow a néanmoins augmenté de 8% grâce à une meilleure gestion des stocks. Le groupe se montre prudent pour 2026, mais positif sur le long terme grâce à la solidité de ses marques et sa structure financière.

Chiffres de la semaine


Lundi

Indice des directeurs d’achat manufacturier Chine, États-Unis, zone euro et ventes au détail Allemagne Mardi

Rapport JOLTS sur les nouvelles offres d’emploi États-Unis Mercredi

Indice des prix à la consommation zone euro, indice des directeurs d’achat services Chine, États-Unis et zone euro

Jeudi

Décision de la BCE/ BoE sur les taux d’intérêt et ventes au détail zone euro

Vendredi

 Salaire horaire moyen, taux de chômage États-Unis et production industrielle Allemagne



Commentaires


bottom of page