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L'exception Hermès

  • sinfonisite
  • il y a 33 minutes
  • 3 min de lecture

L'exception Hermès


Les résultats annuels d’Hermès confirment la remarquable résilience du groupe dans un contexte de normalisation du marché du luxe. Les ventes ont augmenté de 9%, atteignant 16 Mds€ sur l’ensemble de l’année. La hausse du chiffre d’affaires a été soutenue par la forte croissance de la maroquinerie, sa division majeure, qui représente environ 50% des revenus. L’ensemble des régions affiche une croissance robuste, notamment en Amérique, en Europe et au Japon. La 2ème capitalisation du CAC 40 souligne également des signes d’amélioration en Chine. La marge opérationnelle globale s’établit à plus de 40%, attestant d'une rentabilité parmi les plus élevées du secteur. Hermès capitalise sur une stratégie de rareté, de production artisanale et de contrôle strict de la distribution. Son pouvoir de fixation des prix, porté par une clientèle haut de gamme peu sensible aux cycles économiques renforce son positionnement exclusif. Le groupe confirme son statut de valeur défensive du luxe, démontrant que l’ultra premium reste un refuge dans un marché sous pression.


Rallye des bourses japonaises


Les indices boursiers nippons enchaînent les records, affichant une progression de 13% depuis le début de l’année. Ce rallye fait suite à la large victoire du parti de la Première ministre Sanae Takaichi aux élections législatives anticipées. Désormais dotée d’une majorité absolue, sa coalition pourra pleinement appliquer son vaste plan de relance économique. Ce dernier prévoit d’importantes dépenses budgétaires pour soutenir le pouvoir d’achat, via des réductions et des aides financières pour les ménages. Il inclut également des investissements dans des secteurs de croissance stratégiques (IA et énergie) et une accélération des dépenses militaires. Si les bourses saluent ces mesures, le marché obligataire s’inquiète : les rendements souverains se sont tendus de 15 bps depuis le début de l’année, reflétant les craintes d’une augmentation de la dette publique, qui culmine déjà à 230% du PIB. Paradoxalement, le yen se renforce, porté par l’issue du scrutin, marquant la fin de l’incertitude politique.


Ralentissement de l'inflation US


Aux États-Unis, les prix à la consommation ont ralenti à leur plus bas niveau depuis mai 2025. Ils ont atteint 2,4% sur un an en janvier contre 2,7% précédemment, apaisant les craintes des investisseurs sur les risques inflationnistes des tarifs douaniers. Les rendements des bons du Trésor américain ont reculé de 15 bps au cours de la semaine sous l’effet de la décélération des prix, renforçant les anticipations de baisse des taux de la FED. Néanmoins, les créations d’emplois ont récemment augmenté et le taux de chômage a diminué à 4,3%. Dans ce contexte de résilience du marché du travail et d’une inflation toujours supérieure à l’objectif de la FED, celle-ci devrait maintenir ses taux directeurs lors de la prochaine réunion à 3,50% - 3,75%. Les investisseurs parient sur 2 ou 3 assouplissements monétaires supplémentaires d’ici la fin de l’année.

Chiffres de la semaine


Lundi

Production industrielle zone euro Mardi

Indice des prix à la consommation Allemagne et taux de chômage Royaume-Uni   Mercredi

Compte rendu des minutes de la FED, indice des prix à la consommation Royaume-Uni et production industrielle États-Unis

Jeudi

Balance commerciale États-Unis

Vendredi

 PIB, indice PCE des prix à la consommation des ménages États-Unis et indice PMI des directeurs d’achat Allemagne, États-Unis et zone euro



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